Et quatre jours plus tard, un tiers en a trouvé deux autres
Les sept ci-dessus viennent de notre protocole. Les deux qui suivent viennent de quelqu'un d'autre — et c'est tout l'intérêt.
Les copies d'archivage des enregistrements figés sont produites au format PDF/A, celui qui garantit qu'un document se relira dans dix ans. Nous avions écrit notre propre contrôle de conformité en même temps, et il déclarait ces fichiers conformes.
Le 9 août 2026, nous avons fait tourner veraPDF — l'implémentation de référence, écrite par un consortium extérieur — sur une archive complète. Quatre enregistrements sur quinze étaient non conformes.
La cause tenait à un seul caractère : le « plus » en exposant de « Na⁺ », notation de chimie parfaitement ordinaire dans un dossier de diagnostic. La police embarquée ne le dessinait pas, et le fichier retombait sur un glyphe que le format interdit. Deux conséquences, dont aucune ne se voyait de l'intérieur : le document portait des métadonnées affirmant une conformité qu'il n'avait pas, et le lecteur voyait un rectangle vide là où l'enregistrement dit « Na⁺ ».
Notre contrôle ne voyait rien, et c'était prévisible : écrit par l'auteur du code, il en partage exactement les angles morts. Ce qu'on n'a pas pensé à produire, on ne pense pas non plus à le chercher. C'est l'argument de l'audit tiers, et il vaut pour un éditeur de logiciel comme pour un fabricant.
Ce qui en reste : le validateur de référence est désormais exécuté à chaque version, sur un document bâti pour le mettre en défaut. Et le harnais porte un témoin délibérément non conforme — si le validateur laisse passer le témoin, aucun autre résultat de l'exécution n'est retenu. « Quinze fichiers conformes » ne veut rien dire d'un outil qui ne sait plus dire non.